09.02.2010

Top 10 : Crises du PSG

Si Pyramide existait encore, indifféremment, crise et PSG se feraient deviner avec une brique seulement. Le sujet est aujourd’hui un marronnier. Chaque année, à quelques exceptions près, le mot est lâché. La promo 2010 vient d’y avoir droit. Petit coup d’œil dans l’annuaire des anciens élèves.

1) Saison 2000-2001 : Rosenborg, Sedan, La Corogne, Galatasaray et le PSG banlieue

Vice-champion de France, finaliste de la Coupe de la Ligue bien que lugubre avec une défaite contre les ultras forgerons gueugnonnais, Paris aborde le nouveau millénaire plein de conviction. Exit les Murati, Laspalles, Carotti et Cisco Lachuer, place à Peter Luccin, Steph Dalmat, Fred Déhu, Nanard Mendy et Nico. Anelka pour 217MF. Toutes taxes comprises, le PSG met 490 millions sur la table. Le pire, c’est que ça marche. Paris démarre en fin de seconde, début de troisième. 11victoires en 17 matchs. La génération « banlieue » en plante 5 à Sainté, en emboîte 4 à Helsinborg, tape Marseille et bat le Bayern. Mais tout ça, c’était avant le drame : la séance d’humiliation collective du champion de Norvège. Victoire 7-2 contre Rosenborg et qualif’ pour le 2ème tour de la Champions. Les Parisiens ne se sentent plus pisser. Huit matchs plus tard, Bergeroo est remercié. La faute à la capitulation des troupes lors de la bataille de Sedan (5-1). Luis revient. Mais le prince du Parc ne fait pas mieux. La remontée mécanique de la Corogne (de 0-3 à 4-3) et les coups de ceinturon dans les tribunes contre Galatasaray ont lieu en mars. En juin, le club de la capitale termine 9ème. Les Guignols créent Nico et Luis. « Nico et Luis… sont les deux meilleurs amis, Nico et Luis plus jamais ennemis ».

 2) Saison 2007-2008 : Sauvés sur le gong

Ne pas se fier au doublé manqué : la victoire en Coupe de la Ligue et la défaite en finale de Coupe de France. En coupe, Paris joue avec son avatar. Le championnat, c’est là qu’on voit le vrai niveau des joueurs. Des recrues notamment : Digard, Bourillon, Camara. Finies les années bling-bling. Les virages ne pourront pas dire qu’ils étaient pas prévenus. Fini aussi de tortiller du cul. Le Paris Sg est relégable pour de vrai dès la 15ème journée. Et termine la phase aller sans aucune victoire dans son antre. A 200€ en moyenne l’abonnement, l’immobilier porte d’Auteuil n’est pas un investissement rentable. Pas plus que le recrutement de Santos et Souza à l’intersaison. Le fameux nez creux de la cellule recrutement du PSG. En mars, Cayzac se fait hara-kiri. Michel Moulin en intérim fait fou rire. Gageons seulement qu’au générique de cette saison, Amara Diané a eu son nom en bonne place. Lors de la dernière journée, il sauve le PSG de la relégation. La grande crue de la Seine attendra.

 3) Saison 1998-1999 : Giresse, huit journées et puis s’en va

Régente-t-on une équipe de football comme une rédaction de journalistes ? Charles Biétry l’a cru. Homme de granit, le Breton a choisi le malléable Giresse. Mais le foot n’est pas une science exacte. Jay-Jay Okocha et ses 100 millions de francs font illusion la première journée sur la frappe de mule pleine lulu du Nigérian. Mais pas plus. Douzième du championnat après sept journées, le club de la capitale est sorti dès le premier tour de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe par le pudique Maccabi Haïfa (1-1 à l’aller ; 3-2 au retour). Merci Alain et Charles, bonjour Artur. Mais Mister Jorge n’est plus le patron, manque son retour de revers et quitte le PSG à la fin de la saison en se disant que c’était mieux avant.

 4) Saison 1984-1985 : La Peyroche tarpéienne n’est jamais loin de la Capitale

Après les honneurs, la déchéance. Sorti de nulle part (Lunel, LOSC et Oujda), Georges Peyroche débarque sur les bords de Seine à l’octobre 1979 en lieu et place de Velibor Vasovic. Miracle, il tient quatre ans. Mieux, il inaugure la salle des trophées. Deux Coupes de France en suivant (82 et 83). Avec lui, le PSG découvre même l’Europe. Mais la roche tarpéienne n’est jamais loin du Capitole. Usé par la pression, il part pêcher la truite en Dordogne à l’été 83. Pris de remords, Borelli vire Lucien Leduc, son successeur, neuf mois plus tard et le rappelle au chevet du patient enflé. Seulement voilà, en amour comme sur le pré, l’histoire ne repasse pas les plats. La matrice est prête. Le PSG vient d’inventer son ordinaire : la crise comme raison d’exister.

5) Saison 2006-2007 : Dhorasoo licencié, Quemener tué

Beau mois d’octobre. Guy “La Moustache” Lacombe dit que Dhorasoo est blessé. Vikash balance dans la presse que non et un peu plus sur le groupe. Le PSG entame un processus de licenciement pour faute grave. Il aboutit le 11 octobre. PAF est sanctionné deux mois pour un tacle sur Noro le 14. La crise a un mois d’avance. Mais novembre n’est pas en reste. Après la défaite contre Tel Aviv, Julien Quemener, jeune BB, est tué. Gallardo et Luyindula sont appelés en renfort pendant que le capitaine saute du bateau remplacé au pied levé par Le Guen. A la fin, comme d’hab’, les capitalistes s’en sortent. 15ème, le PSG trouve le moyen de compter le meilleur buteur dans ses rangs. Pauleta, 15 réalisations, plus faible nombre de buts pour un “mejor goleador”.

 6) Saison 2004-2005 : Sacré Jean-Hughes Ateba

Vahid Halilhodzic dans France Foot élucide a posteriori : « Il y avait aussi des jalousies entre joueurs […] J’étais si confiant que je n’ai pas su anticiper les motifs de crise : des incertitudes sur le montant des primes et, surtout, l’affaire Fiorèse. […] Les "taupes" ensuite, ces fameuses "taupes" dont on m’a tant reproché d’avoir révélé l’existence. Mais elles détruisaient, de l’intérieur, la vie du groupe. Dans mon esprit, le vestiaire est un lieu sacré. Celui du PSG était devenu une passoire. Je n’insisterai pas sur les blessures à répétition, les expulsions imméritées, les penalties contestables, et surtout, ce conflit avec les supporters dans lequel je n’étais pour rien. Sans cette épouvantable ambiance du Parc des Princes, nous aurions gagné quelques matchs supplémentaires. […] Je n’insisterai même pas sur les autres épisodes du feuilleton PSG : les perquisitions judiciaires au siège du club, l’offensive ridicule de Daniel Hechter pour reprendre le contrôle du PSG, les pressions perpétuelles exercées par Luis Fernandez et son entourage, l’interminable feuilleton de l’entrée de Francis Graille dans le capital du club ». Boskovic, Reinaldo, Helder font le reste. Halilhodzic est évincé le 8 février sur une série de 6 matchs sans victoire. Avec Laurent Fournier, Paris termine 9ème.

 7) Saison 1987-1988 : Marasme Ier

L’aînée d’une grande lignée. Le club de la porte de St-Cloud termine champion de France en 1986. Pour sa première saison, Gérard Houllier offre au club son premier titre en championnat. Un bien pour un mal, Paris a perdu sa virginité avec sa breloque autour du cou. La panse repue, Vahid, Safet et Dominique vivent en 1987 sur les lauriers du passé. L’ex prof d’anglais laisse sa place en octobre au terme de la saison à son adjoint. Un certain Patrick Mombaerts. En 1988 donc, c’est la suite logique. Les Boulogne Boys se battent avec la relégation. Du coup, Houllier est rappelé. Le syndrome du Parc est né. Un soir de printemps, Nice en plante quatre sans en prendre un. La légende de la crise est en marche.

8) Saison 2005-2006 : La dernière de l’ère Canal

Pierre Blayau, père universitaire, mère agent d’assurances, craque complètement. A un point du deuxième, l’équipe de Laurent Fournier est plus que dans la course. Mais pour une raison inconnue, le président ne peut pas saquer son coach. « En novembre 2005, quand on a gagné à Bordeaux (15e journée) le seul qui n’était pas heureux, c’était lui. Je sais que Guy Lacombe, ce soir-là, attendait sur son canapé avec une valise. Blayau me mettait une pression incroyable dans la presse. Dans la semaine, il était venu au Camp des Loges pour parler aux joueurs et s’en expliquer : ’’Si je fais ça, c’est pour vous. Moi, je veux que l’année prochaine, vous jouiez à Old Trafford ou au Nou Camp. Vous savez, le staff m’emmerde, la presse m’emmerde, il n’y a que vous que j’aime...’’. Après le match, il a dit à Sylvain : “Tu sais, ce n’est pas au milieu que tu as une chance de jouer la Coupe du monde, c’est comme arrière gauche” ». En revenant de vacances en Russie, Lolo apprend qu’il est viré. Classe. Lacombe le remplace et termine dans le ventre mou : 9ème. Sans oublier de donner le bâton aux minots de l’OM. « Après notre défaite à Lyon, il avait déclaré : ’’Si stabilité rime avec médiocrité, il est temps de changer.’’ C’est une phrase qui m’a marqué. Quelques mois plus tard, j’étais en train de regarder le PSG-OM des minots (0-0, 29e journée, le 5 mars 2006) chez moi, avec des amis. On a bu quelques verres, et on a fini par envoyer ce texto à Blayau : ’’Si humilité rime avec médiocrité, nullité rime avec quoi ?’’ Il a cherché partout d’où cela venait. Maintenant, il le sait ». Nullité rime avec PSGé.

 9) Saison 2008-2009 : La lettre de Charles Villeneuve

Ou quand le PSG se paie lui-même sa crise. Galvanisé par un début de saison honorable, Monsieur Droit de savoir la joue comme Icare. En screud, il tente de négocier avec des investisseurs du Moyen-Orient. Puis envoie une lettre aux membres du C.A. pour se plaindre du fonctionnement de Bazin et demander les pleins pouvoirs. Il signe alors son arrêt de mort. Et enterre du même coup l’accalmie du vestiaire. Paris termine 6ème et sans rapport aucun se fait éliminer en 8ème de finale de Coupe de France par Rodez, club de National. Saison blanche à marquer d’une pierre noire.

 10) Saison 1995-1996 : Yannick Noah, coach mental

Une Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe et un titre de vice-champion et pourtant. Le PSG de Luis, c’était écrit, devait faire au minimum un doublé. Normalement un triplé. Comptant jusqu’à 10 points d’avance sur le deuxième, capable d’infliger 5-0 au Parc aux irrésistibles Canaris, champions de France sortants, avec un doublé de Pascal Nouma, la bande à Djorkaeff passe à côté de son destin. Le stress est tellement grand avant la finale de C3, la marche si évidente à monter, que Michel Denisot fait appel au gourou de la positive attitude : Yannick Noah. On connaît la suite. Saga Africa, ambiance de la brousse.

Source : So Foot

Delanoë solidaire de l'équipe

Interrogé après le Conseil de Paris de lundi par France Inter sur la situation du PSG, Bertrand Delanoë a tenu à assurer qu'il soutenait le club parisien.

Ennuyé par les mauvais résultats du PSG, Bertrand Delanoë s'est déclaré "solidaire de l'équipe". Le maire de Paris, visiblement inquiet de la spirale négative vécue par les Rouge et Bleu a insisté sur la nécessité de se reprendre au plus vite, surtout que les supporters commencent à être lassés de voir les mauvais résultats se succéder. "Vraiment là, il y a une alerte qu'il faut prendre très au sérieux. Ca m'ennuie beaucoup, ça commence à agacer sérieusement les supporters. Donc, il faut un sursaut, là, un vrai sursaut.vraiment là, il y a une alerte qu'il faut prendre très au sérieux. Ca m'ennuie beaucoup, ça commence à agacer sérieusement les supporters. Donc, il faut un sursaut, là, un vrai sursaut", a-t-il constaté.

Source : PlanètePSG

Leproux : « Chacun a sa part de responsabilité »

Invité du « Grand After », Robin Leproux a tenu à mettre les choses au point. Le président du club parisien a mis la pression sur ses joueurs et attend une réaction d’orgueil pour les matchs à venir.

Qu’est-il ressorti de la réunion de ce lundi avec les joueurs ?
C’était une mise au point assez claire et ferme. Il fallait expliquer que le PSG est plus fort qu’eux. Je demande aux joueurs, qui sont des professionnels, d’honorer le contrat qu’ils ont signé. Tout simplement. On ne peut plus se permettre certains manques de motivation. On est au-delà d’avoir joué tous les jokers. On est dans une situation inacceptable. J’ai expliqué aux joueurs qu’on ne pouvait pas impunément se comporter comme ça au PSG. Il y aura des conséquences dès lors qu’on se comporte mal avec le Paris Saint-Germain.

C'est-à-dire ?
J’ai expliqué aux joueurs qu’on allait continuer avec l’ensemble du groupe – ce qui inclut président et entraîneur. On doit finir mieux dans le dernier tiers du championnat. On ne pourra réussir qu’ensemble et avec un état d’esprit différent. C’était plutôt sévère, mais nécessaire. Le groupe attend qu’on prenne les choses par un tout autre bout. Je pêchais peut-être par bienveillance. Mais il fallait se secouer pour enfin obtenir des résultats.

 

Tout ça vient un peu tard. Les joueurs devaient faire ces efforts dès le début de la saison, non ?
Certes, ils devaient le faire depuis le début de la saison. Mais on a vécu tout un tas d’aléas. Je ne veux pas nous trouver d’excuses non plus. Mais nous avons eu des joueurs blessés. On a aussi été trompés dans la perception qu’on avait des matchs. On avait peut-être l’impression parfois de faire de bonnes prestations. Et on se disait, « c’est plutôt prometteur ». Mais devant l’accumulation, ce n’est plus le hasard. C’est que les joueurs ne sont pas au rendez-vous des exigences placées en eux.

Sentez-vous que les joueurs ont lâché Antoine Kombouaré ?
Je n’y crois pas. J’en ai même la conviction car je vois les comportements des uns et des autres. On a pu se trouver trop beau car le groupe vivait trop bien. Il n’était pas dans la compétition et n’avait pas la rage de vaincre. Il faut qu’on retrouve le goût de la victoire. Car on se retrouvera tous dans le bureau du président à la fin de la saison. Soit pour une prolongation de contrat, soit pour un départ dans un autre club. Je dis à l’ensemble des joueurs, notamment à ceux qui se seront mal comportés, que le club n’aura aucuns cadeaux à leur faire.

Changer d’entraîneur vous est-il passé par l’esprit ?
Je n’y ai pas pensé. Pas du tout. Antoine Kombouaré est l’homme de la situation. La responsabilité est sur les joueurs, l’entraîneur et le président. Chacun d’entre nous a eu sa part d’erreur.

Vous n’avez pas bougé lors du mercato d’hiver…
On veut construire sur du solide. On veut être sûr qu’un joueur nous apporte de manière imparable. On va arrêter de faire des choses hasardeuses qui nous handicapent pour les saisons suivantes. On a fait l’effort sur le mercato. On a eu des conversations et de vraies offres. On avait l’argent à y consacrer. Ça a failli se faire pour l’un d’entre eux.

Quel est l’objectif désormais?
C’est de gagner des matchs. Les joueurs doivent restaurer l’honneur et le niveau du PSG. J’ai vécu une humiliation contre Lorient. Ca ne doit pas être accepté par les joueurs. J’espère qu’ils l’ont compris. On doit prendre les matchs et les gagner. Chaque place a des conséquences économiques. Le championnat est donc très important. La Coupe de France est aussi valorisante. Il y a un palmarès et une place en Coupe d’Europe. Elle devient un objectif positif. Il faut se trouver des challenges et des objectifs. 

Colony Capital joue-t-il pleinement son rôle d’actionnaire ?
Je ne peux pas parler à leur place. On a eu la chance d’avoir une enveloppe qui a permis d’avoir nos trois joueurs. Je pense que c’est le meilleur recrutement de la Ligue 1. Au mercato, on avait l’enveloppe nécessaire. Il faut éviter les procès d’intention et calmer le jeu sur ce sujet [de l’actionnaire, ndlr]. On a eu des possibilités. En juin, l’actionnaire va nous dire combien il est prêt à investir. Ce que je vois, c’est qu’il y a toujours eu une remise en cause de sa part.  

L’arrivée d’un nouvel investisseur semble nécessaire…
Je vous dis que tout apport d’argent est le bienvenu, de la part de Colony ou autre. Mais je ne représente pas le propriétaire. Je suis là pour faire fonctionner le club au quotidien. L’actionnaire a écrit aux supporters. Ça prouve qu’il a une certaine appréciation de la situation.  

La querelle des places avec Marseille sur le prochain « clasico » semble sans issue…
On parle de sécurité de personnes. Au match aller, ils ont accepté d’être encadrés, de prendre le TGV pour aller être déversés dans le Stade Vélodrome. Ce dispositif a été payé par le PSG. On a été responsable. A la fin, il n’y a pas eu d’ongle cassé. On ne peut accepter l’idée que des supporters marseillais arrivent par milliers à Paris et que tout se passe bien. Il faut sécuriser l’arrivée des Marseillais. On dialogue. La décision viendra des préfectures et du Ministère de l’Intérieur.

Source : RMC

Kombouaré : « Je suis un battant »

Rappelant à ceux qui l'auraient oublié qu'il n'est pas du genre à abandonner le navire en pleine tempête, Antoine Kombouaré pense que la meilleure solution pour son équipe est de renouer avec la victoire dès mardi contre Vesoul. 

 

Au repos dimanche, les joueurs du PSG avaient rendez-vous lundi en milieu d'après-midi au Parc des Princes pour un entraînement à huis clos. Aucun badaud dans les environs du stade de la Porte de Saint-Cloud, un car de police au cas où, seule la présence de nombreux stewards du club pour assurer la sécurité rappelait que les supporters avaient évoqué une éventuelle opération coup de poing pour le retour des Parisiens au Parc, 48 heures après la gifle contre Lorient. Dans le plus grand calme, la traditionnelle conférence de presse de veille de match d'Antoine Kombouaré a donc pu débuter.

 

Antoine Kombouaré, avez-vous bien dormi ces deux dernières nuits ?

Non, pas très bien. Mais même quand on gagne, on ne dort pas toujours bien car il y a toujours pas mal de boulot. Après, c'est vrai que nous ne sommes pas en confiance : nous sommes en difficulté. L'avantage, c'est qu'il y a des matchs qui arrivent donc nous n'avons pas trop le temps de gamberger. C'est une bonne chose. Mais le plus important, c'est de vite renouer avec la victoire pour retrouver la confiance.

 

Dans le contexte actuel, le match contre Vesoul apparaît-il lui aussi comme un match difficile pour le PSG ?

Mais tous les matchs sont difficiles ! Vous n'avez qu'à voir les surprises lors des tours précédents. C'est un huitième de finale : Vesoul sait que nous sommes en difficultés et nous allons jouer sur un synthétique. En plus, ça se joue sur un match. Donc même si nous étions bien classés, nous ne ferions pas les beaux. Nous allons jouer contre un adversaire qui va être très motivé à l'idée de jouer contre le PSG. C'est un match très important pour repartir de l'avant. Et aussi un match couperet car il faut passer ce tour pour se retrouver en quarts de finale. Et samedi, Nancy sera un match très important pour casser cette spirale en championnat.

 

Avez-vous pensé à abandonner après cette défaite contre Lorient ?

(Il soupire) Je ne vais pas toujours me répéter. Moi, je me bagarre jusqu'au bout, je suis un battant. Je sais que c'est difficile mais quand on fait ce métier, ça fait partie des situations que l'on peut vivre. Non seulement je n'ai jamais abandonné mais je dois en plus montrer ça vis-à-vis de mes joueurs et de mon groupe. C'est un état d'esprit à avoir. Ça fait partie de ce que je sais faire : je suis un battant et je relève la tête.

 

Pourquoi vos joueurs, eux, ne se bagarrent-ils pas jusqu'au bout ?

La seule chose qui m'embête, c'est que vous n'êtes jugé que sur les résultats et le classement. Ce métier est cruel. Mais moi, contre Monaco et Lyon, j'ai vu une belle équipe du PSG. Et contre Lorient, nous faisons vingt minutes de très bonne facture. Mais le problème quand vous ne gagnez pas, c'est que la confiance n'est pas là. Contre Lorient, quand on prend ce premier but, c'est comme un coup de poing dans la tête : on est KO. Pendant douze minutes, nous étions dans les cordes.

 

Et ensuite ?

En deuxième mi-temps, nous avons fait ce que nous avons pu dans un contexte très difficile avec un public contre nous. Ce qui est légitime. C'est tout à fait logique que les supporters soient mécontents. Nous les premiers, nous ne sommes pas contents et c'est difficile le matin quand on se lève. Mais malgré tout, les joueurs n'ont pas lâché. Nous avons joué, nous avions la possession du ballon. Maintenant, c'est vrai que nous n'avons pas la réussite aujourd'hui. En plus, nous jouons de malchance avec ce but valable qui nous est refusé mais dont personne ne parle. C'est la vérité, je n'invente rien. J'ai une équipe qui joue bien, qui fait de bons matchs mais qui ne gagne pas.

 

Vous reconnaissez que votre équipe s'écroule un peu dès qu'elle prend un but, comme à Lyon ?

Oui et c'est ça qui m'embête. Nous devons travailler justement pour savoir continuer à aller de l'avant et se battre, même quand nous sommes menés. Car un match, c'est une heure et demie. C'est à moi de ne pas lâcher mes joueurs. Bon, bien sûr, nous employons un peu tous les leviers au niveau du management. De temps en temps, il faut gueuler, de temps en temps taper et de temps en temps les encourager.

 

Et aujourd'hui, quelle attitude convient-il d'employer ?

Aujourd'hui, ils ont surtout besoin qu'on les aide, qu'on les encourage et que l'on recherche des points positifs sur les matchs. Celui qui voit que nous perdons 3-0 pense que nous sommes passés à côté de notre match. Sur le plan du résultat, oui, mais pas au niveau de la manière et ces vingt premières minutes. Ça, je n'accepte pas. Ce sont les gens qui ne viennent pas au stade qui disent ça.

 

Songez-vous à faire appel à un psychologue pour remonter le moral de vos joueurs ?

Non, il y a suffisamment de personnes au niveau du staff. Avec les médecins ou les kinés, tout le monde joue un rôle important. Nous sommes là pour discuter avec les joueurs et repartir de l'avant car nous avons des entraînements et des matchs qui arrivent vite. Nous n'avons pas trop le temps de nous poser de questions. Il faut faire appel à l'orgueil, à la rage et à l'envie de repartir de l'avant. Entre eux, les joueurs doivent probablement s'appeler, se parler. Ça, ils le font.

 

Est-ce que vous êtes gêné par la pression des supporters qui engendre des renforts au niveau de la sécurité ?

Oui, c'est embêtant car tu ne travailles pas dans un climat serein. Après, nous faisons avec car le plus important, c'est la sécurité des joueurs. Que les supporters manifestent ou soient mécontents, c'est tout à fait logique. Après, il y a des choses qu'il ne faut pas faire. Il faut toujours respecter les gens. Que les supporters viennent gueuler leur mécontentement, ça n'a jamais tué personne.

 

Source : Sport365

Vesoul-PSG : Jour J

Damien Ledentu au sifflet

La Ligue de Football Professionnel a désigné Damien Ledentu pour diriger la rencontre qui opposera mardi soir Vesoul au PSG pour le compte des 8èmes de finale de la Coupe de France. Damien Ledentu sera épaulé dans sa tâche par David Durussel et Fabrice Meslin. Frank Schneider sera le quatrième arbitre. A noter que Damien Ledentu a déjà dirigé une rencontre du PSG cette saison. C’était à Bordeaux où le PSG s’était incliné un à zéro.

 

Calme plat au PSG

C'était le calme plat autour du Parc des Princes, lundi après-midi, alors que les joueurs parisiens avaient rendez-vous pour une séance à huis clos. Malgré la présence d'un car de CRS et de nombreux stewards déployés au Parc des Princes, l'entraînement du Paris Saint-Germain s’est déroulé dans le calme le plus complet. En dépit d'une énième contre-performance face au FC Lorient (0-3, 23eme journée de Ligue 1), samedi dernier, il n'y avait pas grand monde du côté de l'enceinte du club de la Capitale pour cette séance à huis clos.

 

Blanc soutient Kombouaré

Entre entraîneurs, la solidarité n'est pas toujours un vain mot. Le Bordelais Laurent Blanc vient d'en offrir une preuve, en transmettant un message de soutien à son "ami" Antoine Kombouaré, en difficulté à la tête du Paris Saint-Germain. "C'est une période difficile dans un club qui me paraît difficile aussi, a déclaré le coach girondin au cours d'un point de presse. En tant qu'ami, j'espère qu'il va vite, vite relever les défis qui lui sont proposés." Pour le "Président", l'élément fondamental reste l'adhésion du groupe. "Un entraîneur, sans ses joueurs, ne peut pas y arriver, a estimé Blanc, avant de conclure. Il y aura un message plus personnel, mais ce sera entre lui et moi."

 

Susic : « Pas une équipe pour finir dans les trois premiers »

Invité de Luis attaque, Safet Susic, sélectionneur de la Bosnie et ancienne gloire du PSG (1982-1991), juge que l’équipe parisienne n’a pas l’étoffe pour jouer les premiers rôles. « Je suis un peu triste, surtout pour Antoine (Kombouaré) qui est un ami. C’est toujours pareil depuis quelques années. Ça ne change pas. Ça fait longtemps que je ne suis pas allé au Parc. Mais l’équipe est très moyenne. Elle mérite peut-être le milieu de tableau, ou la septième ou huitième place. Ce n’est pas une équipe qui peut être dans les trois premiers. Je me demande comment on ne peut pas avoir une grande équipe à Paris. »

 

Sources : Passion1970, Sport365, Maxifoot, RMC

 

 

Nicot : « Une grande fête »

Le PSG se déplace à Vesoul pour le compte des 8es de finale de la Coupe de France. L'entraîneur Jean-Paul Nicot, le Vice-président Yves Beley et le capitaine Mickaël Maire nous parlent de cette rencontre forcément particulière.

 

Jean-Paul Nicot (Entraîneur de Vesoul)

« Je suis très fier pour la ville de Vesoul d’accueillir un club mythique comme le Paris Saint-Germain. C’est une grande motivation. Ce sera une grande fête. »

 

Yves Beley (Vice-président de Vesoul)

« Le club a très bien travaillé pour que ce soit une fête parfaitement réussie. C’est une rencontre qui appartient aux joueurs. Le PSG a perdu 3-0 face à Lorient donc je pense que les Parisiens seront très motivés pour ce match de Coupe de France. Je fais confiance aux joueurs. Ils sont capables de faire un résultat. »

 

Mickaël Maire (Capitaine de Vesoul)

« On espérait affronter une équipe de Ligue 1 à domicile. Paris, c’est particulier. Le club est très présent sur la scène médiatique. Tout le monde est satisfait de ce tirage. On en rêvait tous. »

 

Source : PSG.fr

08.02.2010

Kombouaré protège Kezman

Estimant que Mateja Kezman, buteur en réserve samedi, manque encore de compétition pour tenir le rythme du haut niveau, Antoine Kombouaré n'a toujours pas retenu l'ancien joueur de Chelsea dans son groupe pour Vesoul. L'entraîneur parisien a expliqué lundi que le Serbe avait encore besoin de temps. 

 

« Mateja n'a plus joué depuis deux mois. Son dernier match c'était le 28 novembre. Depuis, il a eu un mois de vacances et il a fait un mois de préparation. Il a besoin de jouer pour retrouver le rythme. Pour l'instant, c'est uniquement pour des raisons physiques qu'il ne joue pas. Il a besoin de s'entraîner et de jouer. Il a fait un match samedi avec la réserve, c'est vrai qu'il a marqué un but. C'était un bon match, ça lui a fait du bien. Maintenant, les joueurs les plus touchés sont avant tout ceux qui jouent. C'est pareil pour les remplaçants. Si vous allez poser aujourd'hui la question à Ngoyi ou Sankharé, ils sont très déçus bien sûr, mais ils sont moins touchés car ils ne jouent pas. C'est encore plus vrai pour les garçons comme Mateja qui ne sont pas dans le groupe. »

 

Source : Football365

Retour de Sakho, sans Kezman ni Makonda

Antoine Kombouaré, l'entraîneur du PSG, a retenu un groupe de 19 joueurs pour affronter Vesoul au stade René-Hologne mardi soir en Coupe de France. (20h45, 8emes de finale). Mamadou Sakho, suspendu contre Lorient, retrouve le groupe. 

 

Le groupe parisien

Edel, Grondin – S.Armand, Ceara, Jallet, Z.Camara, S.Traoré - Chantôme, Ngoyi, J.Clément, Makelele, Sankharé, Sessegnon - Erding, Hoarau, Giuly, Maurice, Luyindula

 

Blessé : Coupet (péroné)

Suspendu : Aucun

Choix de l'entraîneur : Partouche, Makonda, Areola, Kezman

 

Kombouaré pourrait faire tourner

 

Même s'il refuse d'en dire plus concernant son éventuel onze de départ face à Vesoul en Coupe de France mardi soir (20h45), Antoine Kombouaré avoue qu'il pourrait procéder à quelques changements par rapport à l'équipe balayée par Lorient samedi. 

 

« Un turnover ? Tout est possible. L'important c'est qu'il y ait une réponse sur le terrain des joueurs qui seront amenés à jouer demain. Nous allons jouer contre un adversaire qui va être très motivé à l'idée de jouer contre le PSG. C'est un match très important pour repartir de l'avant. Et aussi un match couperet, car il faut passer ce tour pour se retrouver en quarts de finale. »

 

Source : Football365