03.12.2008
Kezman-Luyindula, le duo-bis
Barré à la pointe de l'attaque parisienne par le tandem, actuellement inamovible, Hoarau-Giuly, le complémentaire duo Kezman-Luyindula sévit pour l'instant uniquement dans les différentes coupes et sera à nouveau aligné mercredi soir sur la pelouse de Manchester City en Coupe de l'UEFA. Mais les deux compères peuvent-ils réellement espérer autre chose ?
Peguy Luyindula-Mateja Kezman. Voici un duo d'attaquants remplaçants que l'on n'attendait pas forcément en début de saison du côté de la capitale et qui sera une nouvelle fois aligné mercredi soir à Manchester City. Et si, à l'aube de ce nouvel exercice, Luyindula ne pouvait vraisemblablement pas prétendre à une place de titulaire et constituait même le quatrième choix offensif de Paul Le Guen, Kezman, recruté à la mi-août, pensait quant à lui devenir rapidement un titulaire indiscutable au sein de l'attaque parisienne.
A trois journées de la trêve hivernale, force est de constater que c'est pourtant l'ancien Niortais qui a su tirer son épingle du jeu et se montrer décisif, comme à Marseille en championnat (4-2), face à Nancy en Coupe de la Ligue (2-0) et, plus récemment, face au Racing Santander en Coupe de l'UEFA (2-2), même si le repositionnement de Giuly et sa bonne entente avec le désormais incontournable Hoarau ont renvoyé Luyindula sur le banc depuis la 13e journée et la réception de Lille.
Kezman peine à convaincre
Le Serbe a également pu se montrer, par intermittence, à son avantage. Il a ainsi fait trembler les filets face à Santander et devant les Turcs de Kayserispor, toujours en phase de poules de l'UEFA, démontrant au passage une belle complicité avec le natif de Kinshasa, comme on a pu le voir notamment face au Racing, où, en plus d'ouvrir le score, Kezman avait délivré une passe décisive à son acolyte. Mais individuellement, l'ancien de Fenerbahçe peine à convaincre et se montre parfois plus que quelconque dans le jeu, bien que quelques motifs d'espoir peuvent être décelés dans sa dernière prestation à Rennes (0-1, 16e j. de L1), malgré les occasions manquées. Il avait pourtant ouvert son compteur-buts dès sa première apparition sous le maillot du PSG face à Nantes... sur penalty. Depuis, il ronge son frein sur le banc et se contente de titularisations dans les différentes coupes, lui qui n'a eu les honneurs du onze de départ de Paul Le Guen qu'à deux reprises en onze apparitions dans l'élite, pour 371 minutes sur le terrain.
De son propre aveu, Kezman reconnaît d'ailleurs qu'on n'a vu que "5 à 10% du vrai Mateja" alors qu'il admet également qu'il n'avait "jamais passé plus de quatre matches de rang sur le banc" en treize années d'une carrière bien remplie entre le Partizan Belgrade, le PSV Eindhoven, Chelsea, l'Atletico Madrid et Fenerbahçe. Frustré par ce nouveau statut, il s'en était d'ailleurs fait écho dans la presse, étalant son mal-être dans les quotidiens sportifs avant, chose rare, de s'en excuser auprès des ses coéquipiers.
Luyindula: "Je l'aime beaucoup"
Le Serbe reste toutefois apprécié au sein du groupe parisien, et plus particulièrement par...Peguy Luyindula. Il suffisait de voir la joie communicative de ce dernier après son but inscrit au Vélodrome contre l'OM et surtout le geste qu'il eut envers Kezman, saisissant à pleines mains le visage de son coéquipier pour célébrer conjointement ce but décisif signé d'un "remplaçant". L'ex( ?)-international faisait d'ailleurs récemment référence à ce geste ainsi qu'à l'amitié, réelle, entre ces deux joueurs qu'un seul mois sépare (Luyindula est né le 25 mai 1979, Kezman le 12 avril, ndlr). "Ce geste ne représentait rien, sauf le fait que je l'aime beaucoup, avait-il confié. C'était vraiment spontané mais également une manière de lui dire de continuer à se battre".
Ainsi, les deux compères ont à nouveau sévi face à Santander et devraient être reconduits mercredi sur la pelouse du City of Manchester Stadium, un match face aux Citizens que les Parisiens ne doivent absolument pas perdre s'ils veulent poursuivre leur parcours européen. Quoi qu'il en soit, même si cette association fonctionne pour le moment plutôt bien, elle ne paraît pas encore en mesure de déloger les titulaires habituels (Hoarau-Giuly). Toutefois, la polyvalence de Luyindula lui permet de faire régulièrement sa rentrée sur un côté alors que le registre de Kezman est forcément plus limité. Mais la saison est encore longue et le Serbe aura certainement de nouvelles occasions de prouver sa valeur... Et puis, en cas de maintien, plus que probable, du PSG parmi l'élite, son option d'achat serait automatiquement levée et il deviendrait parisien pour près de 3, 5 millions d'euros. Autant s'y habituer...
Source : Sports.fr
14:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
02.12.2008
Paris réveille toi !
Pas vraiment à l'aise sur la scène européenne, le PSG va-t-il enfin se réveiller lors de son déplacement à Manchester City ? Avec un petit point au compteur, la qualification est à ce prix.
Manchester City déjà assuré de sa qualification, Paris a l'occasion de véritablement lancer sa campagne européenne lors de ce voyage en Angleterre. Toujours à la recherche d'une première victoire dans cette phase de groupes, les Franciliens devront pour cela se frotter à une équipe de City bien décidée à se racheter aux yeux de ses supporters après sa défaite dans le 150e derby de Manchester face à United (0-1). Car il est bien révolu le temps où les Citizens se contentaient d'évoluer dans l'ombre de l'ennemi juré. Soutenus par les milliards des nouveaux propriétaires émiratis, le club du peuple de Manchester entend bien rapidement renflouer une salle des trophées désespérément vierge depuis les années 70. Symbole de cette ambition démesurée, le recrutement de Robinho pour la modique somme de 42 millions cet été. Alors même si le retour sur investissement n'est pour l'instant pas flagrant en Premier League, où City végète dans le ventre mou (14e), le refrain est tout autre au moment d'aborder les rendez-vous européens, comme en témoigne le succès de prestige obtenu à Gelsenkirchen la semaine dernière (2-0).
Déjà vainqueurs de leur premier match contre Twente (3-2), les coéquipiers de l'ancien Auxerrois Benjani sont donc assurés de faire partie des trois qualifiés pour les 16es. Vont-ils pour autant galvauder la venue du PSG ? Les Parisiens, en tout cas, n'ont pas ce genre de questions à se poser. Après un début de parcours timide, marqué par une défaite à Schalke (1-3) et un nul à domicile contre Santander (2-2), ils n'ont plus vraiment le droit de calculer pour continuer à espérer. En ont-ils seulement envie ? Redevenu une des places fortes de l'hexagone, le PSG ne semble pas disposer à étendre son retour aux affaires sur le Vieux-Continent. En faisant systématiquement tourner depuis le début de la compétition, Paul Le Guen ne s'en est pas caché. A City, le technicien breton a tout de même tenu à emmener tous ses cadres, excepté Sessegnon, forfait après sa sortie sur blessure lors de la courte défaire concédée à Rennes (0-1). Touché à la cuisse, le Béninois devrait toutefois être rétabli pour la rencontre face au Mans, samedi.
Source : Figaro
10:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'énigme Chantôme
Mais de quel mal mystérieux souffre Clément Chantôme ? Officiellement touché au dos depuis plus de deux semaines (hormis lors la réception de Santander jeudi dernier, pour laquelle il n'était pas présent en raison du « choix de l'entraîneur »), le milieu de terrain du PSG participe pourtant à tous les entraînement au Camp des Loges, et a même disputé samedi l'intégralité du match de la réserve parisienne perdu à Rouen (1-3) en CFA, inscrivant au passage l'unique but de son équipe. Sa dernière apparition en Ligue 1 remonte au 1er novembre dernier à Nice (0-1).
Titulaire au stade du Ray, Chantôme était passé à côté et avait été remplacé à la mi-temps par Ludovic Giuly. Mais l'ancien international Espoirs avait ensuite activement participé à la victoire parisienne face à Nancy en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue (2-0, le 12 novembre). Depuis, plus aucune trace de Chantôme lors d'une rencontre de l'équipe première. Le meilleur joueur parisien de la saison passée est-il tout simplement en baisse de forme ? Ou s'est-il accroché avec Paul Le Guen ? L'intérêt porté par Arsène Wenger au coeur de l'été lui aurait-il fait tourner la tête ? Compte tenu du caractère posé du numéro 20 parisien, cette dernière hypothèse semble peu crédible.
Il est pourtant possible que celui qui compte 57 apparitions en Ligue 1 depuis ses débuts le 12 août 2006 à Valenciennes (0-0) ait confié à son coach sa déception de n'avoir été titularisé qu'à trois reprises depuis le début de saison en Championnat. Paul Le Guen lui avait confié les clés de son équipe en fin de saison dernière, et Chantôme avait répondu présent, dans un rôle de meneur de jeu derrière Pauleta qui n'est pourtant pas le sien. Il attendait donc légitimement, malgré les renforts estivaux, à un temps de jeu plus régulier pour sa troisième saison parmi l'élite, d'où une certaine incompréhension.
Et alors que Stéphane Sessègnon souffre d'une élongation à la cuisse droite et a dû déclarer forfait pour le déplacement à Manchester City mercredi (19 h 45) en Coupe de l'UEFA, Paul Le Guen a appelé Granddi N'Goyi, très décevant en début de saison et notamment lors du match face à Schalke 04 (1-3, but parisien signé ... Clément Chantôme), pour renforcer son groupe. Chantôme, lui, ronge son frein, et ne semble pas loin de perdre patience.
Source : France Football
07:13 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
30.11.2008
Le Guen, les mystères de Pencran
Entraineur le plus titré du championnat de France et jouissant d’une côte de confiance hallucinante du côté du Parc des Princes, Paul Le Guen n’en est pas moins un technicien controversé et mystérieux. Retour sur celui qui retrouve sa Bretagne à l’occasion de Rennes-PSG.
Rarement, ses yeux s’écarquillent pour laisser trace à un sourire, un moment de détente. Emmitouflé dans sa parka pendant ces jours d’hivers, il suit les événements se dérouler placidement devant lui. Si on le croisait dans la rue sans le connaitre, on aurait peine à croire que ce même homme préside à la destinée sportive du PSG chaque week-end. Pas la gueule de l’emploi. Rien à voir avec la gouaille d’un Luis Fernandez procédant à son auto promotion sur RMC, ni à la rigueur matonne d’un Vahid Hallidodzic. Loin de l’agitation et des tourments, Le Guen poursuit un chemin que nul ne devine.
Au fond, Le Guen est un Breton laborieux et silencieux à l’ancienne. Dans une région où l’exubérance est un pêché et l’ascétisme une vertu cardinale, Le Guen plonge ses racines profondément. Il fallait bien les enfouir dans un terreau de convictions pour résister aux bourrasques des saisons passées. Car Le Guen, tête de moniteur d’auto-école de province, est un solide et un rugueux. Sa carrière de joueur entière est basée sur sa froideur et sa rigueur. Défenseur ou milieu défensif, il ne connait que Brest, Nantes et le PSG dans son parcours. Trois clubs et à chaque fois une étape de franchie : les années brestoises et une fin en eau de boudin pour l’apprentissage, un temps bref à Nantes pour s’aguerrir et attirer l’œil sur lui et enfin les années de gloire avec le PSG symbolisant avec Guérin, Rai, Lama et d’autres ce Paris qui faisait trembler l’Europe.
De Bretagne ou d’ailleurs
Le sceau de la fidélité et du travail bien fait, on ne parle que rarement de Le Guen dans les journaux. Ici pour une de « ses patates de Pencran », là pour un tacle qui envoie Charly Coridon de Guingamp à l’hôpital. Une suspension s’en suivra. La seule grosse fausse note d’une carrière injustement sous estimée. Qu’importe, PLG faisait le boulot et bien au-delà. Fin 98, le train de la Coupe du Monde est passé pour lui. Il appartient à la génération sacrifiée des Papin, Canto, Guérin, Boli et autres Di Méco. Plutôt que de s’éterniser sur le terrain, il passe sur le banc à la demande de François Pinault qui veut en faire l’étendard Bretonnant d’un Rennes décomplexé.
Trois saisons à arpenter le stade de la Route de Lorient et un bilan inachevé. Deux fois, il hisse Rennes en haut du classement mais, entre ces deux années, les rouges et noirs manquent de revenir à l’étage inférieur. Et surtout, il y aura cette politique de recrutements clinquants qui ne sied ni à la région, ni au personnage. Lucas et Turdo, achetés pour près de 30M€ à eux deux seront deux fiascos estampillés Le Guen. Las de tout ce cirque, Le Guen est débarqué non sans avoir sauvé sa tête après une victoire au mois d’octobre 2000 face au…PSG (1-0). Voila donc le Breton renvoyé à ses chères études. Sauf qu’un certain Aulas se prend à rêver pour Le Guen d’un destin à la Wenger. Même rigueur, même profil de bâtisseur, le projet est séduisant. Voilà donc, Le Guen débarqué en 2002 sur les bords du Rhône. Avec la F1 Lyonnaise, il ballait tout (comme tout le monde avant et après lui) et fait tomber trois titres de champion dans son escarcelle dont un dernier facilement acquis. En Ligue des champions, Le Guen joue deux fois les quarts de finales mais échoue de peu face à Porto et surtout à Eindhoven.
L’étoile pâlit
L’étoile Le Guen est au firmament et on parle de lui dans les plus grands clubs européens comme le Réal (un classic) ou Liverpool. Bref, ce Paul Le Guen, c’est de la graine de champion, l’excellence française, le granit sur lequel on bâtit. Mais l’étoile va pâlir. Après une année sabbatique, Le Guen s’engage finalement dans le sémillant championnat d’Ecosse chez les Glasgow Rangers. L’aventure dans les Highlands tourne au fiasco. Voulant s’imposer, Le Guen recrute des joueurs français qu’ils pensent au niveau de la truculente Scottish League (Letizi, Hemdani, Clement,…). Pire, il entre en conflit avec la légende du club, le capitaine Barry Ferguson peut-être un peu porté sur la bouteille. Il n’empêche, c’est la débandade au pays du kilt pour le Breton qui de surcroît est catholique dans un club protestant. En janvier 2007, il s’en va donc et (le savait-il déjà ?), s’engage quelques jours plus tard pour…le PSG qui vient de débarquer Lacombe (dit Moustache) l’actuel entraineur du…Stade Rennais !
A la rue en championnat, les Parisiens sont proches de la Ligue 2 et l’effet Le Guen est inexistant jusqu’à un sursaut à Lens alors deuxième du championnat qui replace le PSG dans le course au maintien. Finalement, Paris se sauve et Le Guen prépare la saison d’après, celle croit-on du renouveau. Le Guen a les cartes en mains mais son recrutement est un échec et l’équipe végète dans les profondeurs du classement. La crise couve à Paris malgré quelques victoires à l’extérieur. Le Guen écarte Pauleta et Yepes mais maintient sa confiance en Landreau pas irréprochable. Paris gagne tout de même la coupe de la Ligue mais au soir d’une défaite à Caen (0-3) est tout près de la L2. Finalement, grâce à une victoire à Sochaux (2-1) se sauve en L1 presque miraculeusement.
Pas de miracle à Paris
Du changement s’annonce à Paris avec l’arrivée de Villeneuve qui lui impose ses joueurs comme Makélélé, Giuly et surtout Kezman, l’attaquant de la discorde, alors que Le Guen voulait un défenseur supplémentaire. Villeneuve n’a qu’une confiance relative en Le Guen et songe à plusieurs reprises à s’en séparer au profit de Deschamps. Seulement à chaque fois que la situation est délicate pour Le Guen, il s’en sort comme face à Lorient (3-2) ou Marseille (4-2) ou encore Lille (1-0). Paris est actuellement euphorique en championnat mais y a-t-il pour autant un effet Le Guen ? Difficile à dire. Quelques innovations tactiques sont à son crédit comme le replacement de Giuly en attaque (mais c’était déjà le cas à Monaco) ou le retour de Traoré mais dans l’ensemble on ne sent pas de patte Le Guen sur ce nouveau PSG.
Encore engoncé dans son immense parka, Le Guen pense encore et encore. A quoi donc ? Nul ne le sait vraiment. Décidemment, dans la victoire comme dans la défaite, Le Guen est un mystère.
Source : Lecourant.info
18:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Leroy ne regrette pas la pression parisienne
Jérôme Leroy, parfois catalogué parmi les joueurs à fort caractère, va retrouver une nouvelle fois, dimanche, son club formateur. Il a porté les maillots parisien et marseillais. Les clubs à pression, il connaît. Verbatim.
Pression parisienne
« Au PSG, il y a une pression populaire, certes, mais médiatique surtout. Car les gens lisent des trucs dans les journaux, ça envenime les choses et la pression devient encore plus forte. C'est valable à Paris, mais aussi à Marseille. Quand il y a des supporters qui sont des fanatiques... ça veut bien dire ce que ça veut dire. Quand vous gagnez tout, ils sont prêts à faire n'importe quoi, et quand vous perdez... c'est la même chose. Moi, j'ai été formé au Paris SG et j'ai baigné dans la difficulté. Or, quand on n'a pas baigné dans la difficulté, on ne sait pas. Quand j'étais jeune, je n'avais pas la pression, c'était les autres qui l'avaient. Alors que quand on arrive d'un club avec un statut de vedette, et qu'au PSG on n'est plus personne, il faut oublier ce que l'on a été avant, et montrer ce que l'on sait faire. La réussite dans un club comme ça passe par le deuil de ce que l'on a fait avant. »
Engouement rennais
« Nous, à Rennes, on n'a pas de pression. On n'est pas à Paris ou à Marseille. Ici, si on n'arrive pas à atteindre les objectifs, il n'y aura pas mort d'homme. Le club sera déçu, les supporters aussi, mais la pression sera moins forte que dans les autres clubs. Ceci dit, je trouve qu'en ce moment, les gens d'ici sont contents de parler du Stade Rennais. Je ne sais pas si c'est le contexte économique, qui n'est pas facile pour les gens, mais on dirait qu'ils se raccrochent à cela. Cela fait un an et demi que je suis à Rennes, mais cette année, on sent qu'il y a un petit engouement et ça fait plaisir. »
Ni revanche ni complexe
« Jouer contre Paris ne me fait plus rien. Je ne suis pas revanchard. Pour être revanchard, il faut avoir été déçu, ne pas avoir joué, ou avoir laissé des regrets. Moi, j'ai donné le maximum et je suis parti la tête haute. C'est un club qui m'a formé, alors c'est vrai que je le regarde de près. Et que ces dernières années, les résultats du PSG m'ont peiné. Je pense que l'on a n'a pas de complexe à faire. Mais sur le papier, le PSG est quand même supérieur. Ils ont plus de joueurs d'expérience, et nous plus de jeunesse, plus de potentiel peut-être. Et parfois, quand on a du potentiel, le danger c'est qu'on ne donne pas tout, qu'on compte sur son talent pour faire la différence. Parfois, il vaut mieux avoir de l'expérience. »
Le Guen et la patience
« L'entraîneur est identique au joueur qu'il était (NDLR : il a été son coéquipier de 1996 à 1998). C'est quelqu'un de posé, méthodique, réfléchi, qui calculait les risques avant de faire des choses. Il a la même ligne de conduite comme coach. Il est forcément à la bonne place puisqu'il est quatrième. Cela prouve que, quand on veut bien être patient, on se rend compte que ça paye. Un bon entraîneur peut être champion dès la première année, et l'année suivante, du jour au lendemain, il devient bon à rien. »
Source : Maville.com
16:30 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Sammy Traoré, un joueur atypique
Dans son édition du jour, Le Parisien dresse un portrait du défensur parisien Sammy Traoré et de son parcours.
Mickaël PAGIS ne le sait pas. Mais ce soir dans sa zone, l’attaquant rennais aura face à lui l’ancien « meilleur fleuriste » de Nice. C’est ainsi que Sammy Traoré se surnommait lors de ses premiers mois sur la Côte-d’Azur. Souvent remplaçant au début de son aventure niçoise, le défenseur axial, jamais avare de bon mots, s’était vu confier par Gernot Rohr, son entraîneur d’alors, la remise de bouquets de fleurs avant les matchs aux anciens du club.
Décrié, mais apprécié
Depuis cette époque, Traoré a accumulé les rencontres dans l’élite. Ce soir, il entrera sur une pelouse de L 1 pour la 169 e fois. Pas mal pour un joueur qui n’a pas fait de centre de formation et qui a connu la L 1 pour la première fois à 26 ans et demi. Malgré des états de service respectables (capitaine à Nice, titulaire à Auxerre et élément cadre du PSG), Traoré est parfois catalogué comme un joueur « aux pieds carrés ». « C’est injustifié même s’il y a toujours eu de la réticence à son sujet, rétorque Gernot Rohr. C’est un gros travailleur. Il va vite et c’est un malin. » Franck Belhassen, son agent, confirme : « Sammy sait ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas faire. Et il ne doute pas. » Quand on l’interroge sur ce sujet, l’international malien ne mâche pas ses mots. « J’ai un mental à toute épreuve qui me vient de l’éducation que mes parents m’ont donnée. Tout ce que j’ai, je suis allé le chercher et ce que l’on dit sur moi, je m’en fous », rétorque t-il. Malgré des commentaires parfois sévères, Traoré jouit d’une belle cote de popularité auprès des supporteurs à qui il ne refuse jamais un autographe. Depuis son rush mémorable le 9 novembre contre Lille (1-0), où il a dribblé quatre joueurs, il est même devenu l’un des chouchous du Parc qui n’hésite plus à scander son nom.
Le souvenir des gardes à vue
Si Traoré est aimé, c’est aussi parce qu’il est toujours de bonne humeur. « C’en est même parfois agaçant, peste Clémentine, son épouse, qui l’a connu à 14 ans. Tant qu’il n’y a pas mort d’hommes et que ça ne touche pas sa famille, rien n’est grave pour lui. » « Il a toujours un mot pour rire. C’est un bout-en-train », renchérit Jean-Claude Mersch, ancien dirigeant de Créteil. « Je sais d’où je viens, confie Traoré, 32 ans. Mes potes d’enfance sont gardiens de gymnases, balayeurs, ou en prison pour certains. Je ne vais pas faire la gueule ni me plaindre. »
Le grand défenseur (1,94 m) s’en est bien tiré. Il a parfois flirté avec le mauvais côté. Et ne le nie pas. « J’ai fais des bêtises, quelques gardes à vue pour outrages ou rébellions », se souvient-il. Habib Sissoko, ancien joueur pro, justifie l’adolescence agitée de son ami : « Lorsque l’on vient des quartiers, on est souvent sur la défensive pour se faire respecter. » « Sammy n’a jamais été un délinquant, poursuit son épouse dont le père, diplomate, n’aurait pas accepté qu’elle ait de mauvaises fréquentations. A un moment, il traînait beaucoup et je lui ai dit qu’il fallait qu’il choisisse entre ses potes et le foot. » Traoré a choisi le football mais n’a ni oublié ses copains ni ses origines.
Soutien de famille
Aîné d’une fratrie de douze frères et soeurs, Sammy Traoré a grandi au Mont-Mesly, un quartier populaire de Créteil. « En tant que premier enfant, il a eu très vite des responsabilités. C’était un frère-père », annonce Aïcha, sa maman. Aujourd’hui encore, l’ex-Niçois aide sa famille en payant le loyer du grand appartement du clan toujours installé dans la ville cristolienne et joue le rôle de père avec ses plus jeunes frères. « Il nous donne des conseils, explique sa soeur Maimouna. Mais il est vrai que les petits ont peur de lui. » « Quand une bêtise est faite à la maison, je suis toujours le dernier au courant car ils savent que je peux être sévère », sourit Sammy. Malgré le succès et l’argent que lui procure désormais le foot, Traoré n’a pas pris ses distances avec Créteil. « Il y revient souvent et est toujours disponible quand on le sollicite », appuie Sébastien Gondouin, joueur de Créteil et intime de l’ex-Niçois. « Sammy n’a pas changé, il est resté authentique et fidèle en amitié », dit aussi Laurent Cathala, le député-maire PS à propos de son ancien conseiller municipal.
Aujourd’hui, ce n’est plus Traoré qui distribue des fleurs mais plutôt le monde du foot qui lui en jette. Le joueur et l’homme ont fini par s’imposer à un milieu qui ne croyait pas en eux au départ. Ce n’est pas la moindre des performances du grand Sammy.
Source : Le Parisien
15:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un destin volé par Manchester City...
Dans le football plus qu’ailleurs les opportunités se saisissent une fois où se regrettent toujours. Les annales du sport font état de dizaines de transferts avortés, d’espoirs envolés ou de négociations complexes qui n’ont abouti que sur une fin de non-recevoir. Tant d’éventualités jamais finalisées qui auraient pu donner un tout autre visage au paysage footballistique aussi bien européen que mondial.
Ces rendez-vous ratés sont sans doute l’une des spécialités du Paris Saint-Germain. Après avoir refusé les venues de Kakà et de Ronaldo à leurs débuts, manqué le transfert de Jérémy Toulalan pour un changement d’entraineur, l’hebdomadaire gratuit Sport revient dans l’édition de cette semaine sur un nouvel évènement qui aurait pu bouleverser la donne du championnat de France et peut être offrir plus de rêves au Parc des princes.
En effet, alors que se profile la rencontre de coupe de l’UEFA entre Man City et le PSG, le journal revient sur ce qui aurait pu être l’attraction de la Ligue 1 mais qui s’est finalement achevé dans le rayon des rêves déchus. L’épisode se déroule il y a de ça deux années, lors de la revente du club parisien. Les dirigeants en place voient arriver sur leurs bureaux une offre extravagante d’un investisseur en provenance d’Abou Dhabi, désireux de racheter l’équipe dans le but de s’installer dans le paysage européen des affaires. Une opportunité dorée qui sera refusée par la mairie de la capitale, se prononçant en tant qu’investisseur, au nom de la non-traçabilité des fonds. Quelques mois plus tard, le docteur Al-Fahim pose ses valises et ses billets de côté de Manchester où les Citizens l’accueillent à bras ouverts. Depuis les transferts cousus de fil d’or sont plus courant sur le sol britannique qu’au Camp des Loges, où chaque arrivée de joueur est un investissement à haut risque.
Une petite histoire de coulisse qui fera sans doute bondir les supporters des rouges et bleus, mais qui peut cependant s’annoncer rassurante dans l’optique d’une politique financière saine au sein du football français. En attendant, les Parisiens auront à cœur jeudi soir de transformer ce rendez-vous manqué en anecdote plutôt qu’en sempiternel regret.
Source : Footmercato
08:04 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.11.2008
Un match dans le match pour Briand
Après 13 matches de championnat, Jimmy Briand a inscrit 5 buts, soit plus de la moitié de son meilleur total (9) réalisé lors de la saison 2006-2007. Après le feuilleton de son transfert avorté vers Paris, Jimmy Briand retrouve le PSG, dimanche.
C'est l'affiche de cette 16e journée. A égalité de points (26), Rennais et Parisiens lorgnent vers le podium qui se trouve à une petite longueur. Mais ce match, c'est aussi celui de Jimmy Briand.
Cet été, l'attaquant rennais a défrayé la chronique avec son transfert avorté vers le club de la capitale. Pour mémoire, Jimmy Briand a été contacté par Paul Le Guen début juin. Le coach parisien souhaitait l'associer à Hoarau sur le front de l'attaque du PSG.
Fort d'une promesse verbale faite par Pierre Dréossi quelques mois plus tôt, lorsqu'il a prolongé son contrat avec Rennes, Jimmy Briand était convaincu que le transfert allait se faire. A tel point qu'il avait même trouvé un logement en région parisienne.
Problème : il lui restait deux ans de contrat. Et le Stade Rennais, qui, dans un premier temps, n'a pas fermé la porte aux discussions, a très vite changé de posture face aux propositions parisiennes. Bien loin des 10 M€ fixés par les dirigeants bretons. « J'ai reçu une offre extrêmement faible du PSG et je leur ai répondu que je ne comptais pas me séparer de Briand. Surtout pas à ce tarif-là », expliquait, le 20 juin, Frédéric de Saint-Sernin, le président rennais.
Dès lors, Jimmy Briand a tenté un bras de fer. « Pierre Dréossi m'avait promis que si j'avais une bonne proposition en juin 2008, je pourrais partir », clamait-il haut et fort début juillet, tout en boycottant la totalité du stage d'avant-saison à Carnac.
Un match comme un autre
Mais finalement comme souvent au Stade Rennais, les grandes décisions se prennent en haut lieu. Une rencontre courant juillet entre François Pinault et Charles Villeneuve, le président du PSG, à Saint-Tropez, va mettre fin au feuilleton.
13 matches de L1, 5 buts et deux passes décisives plus tard, sans oublier deux sélections en équipe de France, Jimmy Briand est revenu à son meilleur niveau. Il a même franchi un palier en sortant grandi de l'épreuve estivale.
Dimanche soir, même s'il affirme le contraire, (« c'est un match comme un autre », a-t-il expliqué pour justifier son refus de s'exprimer avant la rencontre), Jimmy Briand va vivre un moment particulier en croisant Le Guen, Villeneuve et autres dirigeants parisiens. Tout comme dans le couloir qui mène au terrain lorsqu'il verra ce maillot qu'il rêve de porter depuis sa plus tendre enfance.
Pour autant, c'est certain, le trouble s'arrêtera là. Au coup d'envoi, il sera dans l'obligation de faire table rase du passé récent. Et se devra d'être à la hauteur du rendez-vous... Pour laisser des regrets aux Parisiens qui n'ont pas su ou pas pu trouver les finances pour s'attacher ses services. Et surtout pour confirmer que son statut d'international n'est pas usurpé.
Et ce match dans le match, on peut penser que le joueur va le gagner tant depuis quelques semaines, il semble serein sur le terrain comme en dehors. Pour preuve, lorsque l'on évoque son avenir, il lâche un brin amusé : « Je serai peut-être encore à Rennes la saison prochaine pour jouer la Ligue des Champions ». Tout en précisant qu'en juin 2010, terme de son contrat, il sera « libre de choisir » sa destination. Sans le moindre centime de transfert... Pour toutes ces raisons, on prend les paris, Jimmy Briand sera l'homme du match, dimanche, route de Lorient. « La réponse c'est lui qui va la donner », conclut Guy Lacombe.
Source : Ouest-France
14:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pourquoi le PSG peut y croire cette saison...
5e à deux points de la deuxième place de L1 après 15 journées, le Paris SG (qui jouera à Rennes dimanche soir) semble avoir enfin cette saison des raisons de se montrer ambitieux après deux exercices calamiteux, une nouvelle donne rendue possible grâce à des changements opérés à tous les niveaux.
Une nouvelle mentalité
Tous les joueurs l'ont évoqué. L'arrivée de Claude Makelele a changé pas mal de choses dans la mentalité parisienne. L'ancien joueur de Chelsea n'est peut-être pas au niveau espéré sur le terrain, mais sa haine de la défaite et sa culture du résultat se sont diffusés au sein d'une équipe qui montre match après match qu'elle ne lâche rien. Un joueur comme Ludovic Giuly n'est peut-être pas étranger non plus à ce virage. Face à Lorient par exemple, rejoint deux fois au score, le club parisien l'a emporté en toute fin de match (3-2). Cela peut paraître évident, mais le traumatisme des deux dernières saisons passées à lutter pour le maintien avait eu des effets pervers et lancinants sur le moral des troupes.
Un système enfin inamovible
Paul Le Guen a tâtonné avant de trouver le bon équilibre. En début de saison, le club parisien avait tout testé: le 4-2-3-1 à domicile, puis le 4-4-2 à l'extérieur avec quelques essais en 4-3-3. Mais depuis le repositionnement de Giuly aux côtés de Guillaume Hoarau en attaque dans un 4-4-2 efficace (4 victoires, un nul toutes compétitions confondues), le PSG ne perd plus et peut maintenant travailler ses réglages dans un système fixe. La saison dernière, l'entraineur breton n'avait jamais vraiment décidé comment le Paris SG devait jouer, modifiant continuellement le système. Certains joueurs reconnaissent qu'il est plus facile désormais d'avoir des repères.
Un recrutement payant
Comparé à la saison dernière, l'équipe n'a pourtant pas beaucoup changé. Mais les quatre recrues phares, Makelele, Sessègon, Giuly et Hoarau, font à elles seules la différence. Les joueurs parisiens avaient réclamé des cadres en fin de saison dernière, et il les ont eus. Au milieu de terrain, Sessègon, même s'il a marqué légèrement le pas ces derniers temps, représente un vrai plus. Makelele se charge plutôt du recadrage, rassurant énormément ses collègues, tandis que la paire Giuly-Hoarau semble avoir trouvé ses marques devant.
Un pouvoir dirigeant qui s'affirme
La mise au point de l'actionnaire principal Sébastien Bazin (Colony Capital) au moment de l'inauguration du nouveau centre d'entraînement du club il y a trois semaines est un signe qui ne trompe pas. Lors des deux dernières saisons, les actionnaires avaient semblé parfois dépassés par les évènements. Le PSG n'avait pas échappé aux rumeurs, aux psychodrames et aux scénarii improbables comme l'arrivée de Michel Moulin à 5 journées de la fin du dernier championnat et la démission de l'ancien président Alain Cayzac. Mais cette saison, Bazin a changé de tactique. Lorsque la presse a commencé à faire état de dissensions entre Villeneuve, Le Guen et Colony Capital, et d'une arrivée possible de Didier Deschamps, il a lui-même clos le débat en assurant que l'entraîneur resterait en place quoi qu'il arrive jusqu'à la fin de la saison. De quoi offrir une relative sérénité qui joue forcément au sein du club parisien.
Source : Ouest-france
12:00 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.11.2008
Everton et Souza nominés...au Ballon de Plomb
Les Cahiers du Football ont lancé sur leur site internet le vote pour la désignation du Ballon de Plomb, qui récompense chaque saison un joueur dont l'année aura été flamboyante, dans le mauvais sens du terme. Pour cette année, les postulants à ce trophée sont :
- Ronald Zubar et Gaël Givet (Marseille),
- Moumouni Dagano (ex-Sochaux),
- Stéphane Dalmat (Sochaux),
- Douglao et Michael Gravgaard (Nantes),
- Everton et Souza (PSG),
- Kader Keita et Frédéric Piquionne (Lyon),
- Patrick Kluivert (ex-Lille)
- Jerko Leko (Monaco).
Le vote se termine le 11 décembre.
Source : Foot01
20:06 Publié dans Actus | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note


